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La finance Islamique est aujourd’hui l’un des segments en plus forte croissance de l’industrie bancaire mondiale. Par le passé considérée par certains comme un secteur marginal, la finance Islamique est aujourd’hui reconnue comme un marché dynamique et vivant.
Alors que la taille des activités financières et bancaires Islamiques est estimée à un niveau compris entre $500 et $1,000 milliards, ce qui reste une fraction du secteur classique, le taux de croissance impressionnant de ces dernières années, de l’ordre de 10 à 15%, souligne le fort potentiel de ces activités.
L’ascension de la finance Islamique a attiré l’attention de l’occident. Le Royaume-Uni a pris la tête du mouvement, réunissant plus de $20 milliards d’investissements Islamiques. Mais d’autres pays prennent maintenant des mesures pour développer ce secteur.
La France a adapté son cadre légal et son système financier afin de mieux accueillir les fonds Islamiques. D’autres pays comme les Pays-Bas et l’Allemagne sont en train d’initier des discussions, et même les Etats-Unis pourraient trouver un intérêt à ajouter ce nouvel outil à leur législation.
Alors qu’une vue traditionnelle présente la finance Islamique comme un emballage compatible avec la loi Shari’ah, les récentes difficultés du système financier occidental ont provoqué une volte-face. La crise financière globale qui a dévasté le secteur bancaire international, et provoqué la panique sur les places boursières, a accéléré la demande pour des sources d’investissements alternatives telles que la finance Islamique.
Soudainement, les économies occidentales regardent la finance Islamique, non pas comme une source d’inspiration, mais comme une source de fonds susceptibles d’aider à atténuer les tensions économiques.
Afin d’aller plus loin, la France a demandé l’aide de la Malaisie, dans le but de bénéficier de ses années d’expérience en tant que centre reconnu de la finance Islamique. Les cadres des banques centrales des deux pays se sont rencontrés pour discuter de la meilleure façon de faire progresser l’initiative de Paris, et de réorienter une partie de l’attention concentrée jusque là sur Londres.
Au-delà de l’objectif clair consistant à ajouter plus de ressources financières à l’économie, la finance Islamique fournit aussi des valeurs éthiques qui peuvent avoir un intérêt, même pour des participants non Musulmans. Dans le contexte du commerce international, les principes de Murabahah peuvent être attrayants, et en matière de financement de projets, la philosophie de partage des profits dérivée du Mudharabah, a un attrait universel. |
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